L’œuvre
Exécutée à la fin du XVIIème siècle ou au tout début du XVIIIème siècle, elle représente le « ravissement » de Saint Paul. Un thème souvent repris à l’époque, allusion à sa seconde Épître aux Corinthiens (Chapitre 12, 1-5) :
« Faut-il se glorifier ? Cela n’est pas utile ; j’en viendrai néanmoins à des visions et à des révélations du Seigneur. Je connais un homme dans le Christ qui, il y a quatorze ans, fut ravi jusqu’au troisième ciel (si ce fut dans son corps, je ne sais ; si ce fut hors de son corps, je ne sais : Dieu le sait). Et je sais que cet homme (si ce fut dans son corps ou sans son corps, je ne sais, Dieu le sait) fut enlevé dans le paradis, et qu’il a entendu des paroles ineffables qu’il n’est pas permis à un homme de révéler. C’est pour cet homme-là que je me glorifierai ; mais pour ce qui est de ma personne, je ne me ferai gloire que de mes faiblesses. »
Les attributs du Saint, l’épée, instrument de son martyr et le livre de ses Épîtres ne sont pas repris dans cette représentation dont la plus célèbre version est celle de Nicolas Poussin peinte en 1650, visible au Musée du Louvre.
Son état
Le tableau a subi de profonds dégâts dus en partie à l’eau qui a dissout le stuc du cadre peint en trompe l’œil et provoqué certaines décolorations. Plusieurs craquelures et manques de matière sont à reprendre. Une déchirure de la toile dans la partie basse du tableau nécessitera peut-être un rentoilage.