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Le dernier Synode diocésain date d’il y a un peu plus de 25 ans. Depuis, notre Église a changé, le monde marocain qui nous accueille également. De nouveaux défis sont apparus, de nouveaux besoins s’expriment.
Au milieu du peuple marocain, oscillant entre modernité et pauvreté, côtoyant nos frères et sœurs musulmans au quotidien, proche des autres Églises chrétiennes, notre Église catholique, universelle et particulière à la fois, est vivante.
Elle est une Église d’étrangers : majoritairement composée d’étudiants sub-sahariens de passage, dont un certain nombre décide de s‘installer pour travailler, construire une famille et durer dans ce pays ; majoritairement africaine, se découvrant aussi européenne et asiatique. Cette Église, l’est aussi pour et avec le peuple de croyants qui l’accueille, ainsi que pour les migrants en transit vers l’Europe, auxquels elle tend une main secourable.
Si nous voulons devenir une Église du Maroc qui soit signe, alors il est nécessaire de nous laisser interroger et déplacer par la multiculturalité de notre Église et aussi de nous enraciner dans la culture et la réalité de ce pays. Ainsi nous pourrons offrir la culture de l’Évangile, non par prosélytisme, mais par attractivité, par notre manière d’être et de servir.
Il s’agit de prier ensemble, de réfléchir ensemble, de nous rapprocher les uns des autres, de nous connaître plus et mieux, de chercher entre tous les meilleurs chemins pour notre Église. Cela se fera à travers des Assemblées diocésaines de personnes déléguées, et à travers des Assemblées paroissiales, tenant compte aussi des mouvements d’Église présents dans le diocèse. Chacun pourra y apporter sa pierre vivante, chacun y donnera le temps qu’il pourra.
Cela veut dire que nous, chrétiens catholiques du diocèse de Rabat, nous sommes tous concernés par le Synode ; personne ne peut se sentir exclu ; et nous ferons de façon à ce que des chrétiens d’autres confessions, des musulmans et des personnes intéressées et intéressantes puissent y participer, au moins ponctuellement.
Cette initiative est le fruit de diverses consultations que j’ai faites, ces derniers mois : collectives à travers le Conseil des prêtres, le Conseil pastoral diocésain, le Conseil de la vie consacrée, mais aussi personnelles. Dans toutes les instances l’idée a été accueillie favorablement et considérée comme nécessaire, voire même comme un devoir en ces temps que nous vivons. Le pape François l’exprime en disant que « la Synodalité est une dimension constitutive de l’Église », de ce que nous sommes. Et il ajoute : « le chemin de la synodalité est le chemin que Dieu attend de l’Église du troisième millénaire ».
Extraits de la lettre au peuple de Dieu N°13 que vous pouvez lire en intégralité sur le site internet du diocèse ou via le QR code ci-contre.