1 mai, 2026 Par Pierrot MINDIGUILABE

CASABLANCA : VŒUX TEMPORAIRES DE TROIS PETITES SŒURS DE JESUS

Le dimanche 26 avril dernier, l’église d’Anfa a été le lieu d’une célébration empreinte d’émotion et de spiritualité. Sous le regard de leur communauté et des fidèles amis, trois jeunes religieuses ont franchi une étape de leur vie religieuse en prononçant leurs premiers vœux.

Un engagement sous le signe du « Bon Pasteur »

C’est dans une atmosphère de recueillement et de « vie abondante » que les sœurs Federica Modesta, Juliette Magdeleine et Solange Wudindoh ont rejoint la famille des Petites Sœurs de Jésus. La cérémonie, présidée par le Père Stéphane Delavelle et entourée d’autres prêtres, a rassemblé amis et sympathisants venus soutenir cet engagement.

Dans son homélie, s’appuyant sur l’Évangile du Bon Pasteur, le Père Delavelle a souligné la dimension protectrice et inspirante de l’appel divin. Il a notamment utilisé une métaphore locale forte pour illustrer le cheminement spirituel :

« À l’image des portes marocaines qui ne s’ouvrent jamais directement sur la rue mais imposent des détours, la vie de foi demande de franchir des frontières intérieures et d’accepter des chemins de patience. »

Une présence discrète et fraternelle au Maroc

Fondée en 1939 par Petite Sœur Magdeleine de Jésus et inspirée par la spiritualité de Charles de Foucauld, la congrégation des Petites Sœurs de Jésus occupe une place particulière dans le paysage religieux. Institut contemplatif de droit pontifical, il se distingue par un mode de vie immergé dans le quotidien des populations les plus fragiles.

Loin de tout prosélytisme, ces religieuses privilégient la « présence amicale » et le travail manuel, vivant en petites fraternités au cœur des quartiers populaires. Au Maroc, cette mission de proximité se décline dans trois villes clés : Casablanca, Rabat, Fès

Pour ces trois nouvelles professes, cette étape marque le début d’une vie consacrée à la prière et à la fraternité, enracinée dans la simplicité de la vie ordinaire et le service d’autrui.

PERE ANDREA RAPONI