{"version":"1.0","provider_name":"Archidioc\u00e8se de Rabat","provider_url":"https:\/\/dioceserabat.org\/accueil-2","title":"SAHARA : UNE AVENT-TURE - Archidioc\u00e8se de Rabat","type":"rich","width":600,"height":338,"html":"<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"5FSS4ffx4v\"><a href=\"https:\/\/dioceserabat.org\/accueil-2\/sahara-une-avent-ture\/\">SAHARA : UNE AVENT-TURE<\/a><\/blockquote><iframe sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" src=\"https:\/\/dioceserabat.org\/accueil-2\/sahara-une-avent-ture\/embed\/#?secret=5FSS4ffx4v\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"\u00ab\u00a0SAHARA : UNE AVENT-TURE\u00a0\u00bb &#8212; Archidioc\u00e8se de Rabat\" data-secret=\"5FSS4ffx4v\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\" class=\"wp-embedded-content\"><\/iframe><script>\n\/*! This file is auto-generated *\/\n!function(d,l){\"use strict\";l.querySelector&&d.addEventListener&&\"undefined\"!=typeof URL&&(d.wp=d.wp||{},d.wp.receiveEmbedMessage||(d.wp.receiveEmbedMessage=function(e){var t=e.data;if((t||t.secret||t.message||t.value)&&!\/[^a-zA-Z0-9]\/.test(t.secret)){for(var s,r,n,a=l.querySelectorAll('iframe[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),o=l.querySelectorAll('blockquote[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),c=new RegExp(\"^https?:$\",\"i\"),i=0;i<o.length;i++)o[i].style.display=\"none\";for(i=0;i<a.length;i++)s=a[i],e.source===s.contentWindow&&(s.removeAttribute(\"style\"),\"height\"===t.message?(1e3<(r=parseInt(t.value,10))?r=1e3:~~r<200&&(r=200),s.height=r):\"link\"===t.message&&(r=new URL(s.getAttribute(\"src\")),n=new URL(t.value),c.test(n.protocol))&&n.host===r.host&&l.activeElement===s&&(d.top.location.href=t.value))}},d.addEventListener(\"message\",d.wp.receiveEmbedMessage,!1),l.addEventListener(\"DOMContentLoaded\",function(){for(var e,t,s=l.querySelectorAll(\"iframe.wp-embedded-content\"),r=0;r<s.length;r++)(t=(e=s[r]).getAttribute(\"data-secret\"))||(t=Math.random().toString(36).substring(2,12),e.src+=\"#?secret=\"+t,e.setAttribute(\"data-secret\",t)),e.contentWindow.postMessage({message:\"ready\",secret:t},\"*\")},!1)))}(window,document);\n\/\/# sourceURL=https:\/\/dioceserabat.org\/wp-includes\/js\/wp-embed.min.js\n<\/script>\n","thumbnail_url":"https:\/\/dioceserabat.org\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/saharah-avent.jpg","thumbnail_width":1372,"thumbnail_height":1495,"description":"SAHARA : UNE AVENT-TURE Que ce soit sur le plan g\u00e9ographique, spirituel ou int\u00e9rieur, le d\u00e9sert est une exp\u00e9rience \u00e0 vivre. Dans la Bible, c&rsquo;est dans le d\u00e9sert que Dieu se r\u00e9v\u00e8le, nous attend, et nous propose de le rencontrer. On parle aussi de la \u00ab travers\u00e9e du d\u00e9sert \u00bb pour des situations difficiles ou arides, qui conduisent souvent \u00e0 une renaissance impensable\u2026 Alors, pendant l&rsquo;Avent, me voil\u00e0 en plein d\u00e9sert, au c\u0153ur du Sahara. L&rsquo;Avent, dans sa racine, \u00e9voque en effet le vent, l&rsquo;aventure, l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement, l&rsquo;avenir. Il a les yeux point\u00e9s \u00e0 l&rsquo;horizon&#8230; Le vent ici fait marcher les dunes. Il permet d&rsquo;entrer comme dans les fibres secr\u00e8tes d&rsquo;une aventure. Il creuse l\u2019attente d\u2019un \u00e9v\u00e9nement, d\u2019un avenir\u2026 Il creuse aussi au plus profond de soi-m\u00eame. \u00ab\u00a0Dieu a cr\u00e9\u00e9 les terres avec les lacs et les rivi\u00e8res pour que l&rsquo;homme puisse y vivre,\u00a0\u00bb racontent les Touareg, \u00ab\u00a0et le d\u00e9sert pour qu&rsquo;il puisse retrouver son \u00e2me.\u00a0\u00bb On comprend alors combien nous avons besoin d\u2019un bout de d\u00e9sert, dans lequel nous r\u00e9fugier pour nous retrouver. Le d\u00e9sert transforme, affine, m\u00fbrit. Il peut \u00eatre la source d\u2019un nouveau d\u00e9part. Il peut \u00eatre propice \u00e0 une rencontre. Pour beaucoup, c&rsquo;est la rencontre avec Dieu. Et ce sera, enfin, la gr\u00e2ce de l&rsquo;Avent. Nous sommes face aux dunes de Merzouga, les plus belles de tout le Sahara. Une beaut\u00e9 impressionnante. Des courbes tr\u00e8s douces jusqu&rsquo;\u00e0 200 m\u00e8tres de hauteur, elles se d\u00e9ploient sur une vingtaine de kilom\u00e8tres, telles que des voiles au vent. Par lui elles se laissent toucher, caresser, ciseler, broder&#8230; avec une l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 et une disponibilit\u00e9 incroyables. Par le soleil et les nuages, elles se laissent rev\u00eatir de toutes les nuances : des tonalit\u00e9s ocre, orange, jaune dor\u00e9, marron, marron fonc\u00e9&#8230; Spectacle unique ! Le sable rouge, une mer de grains de sable infinis, se fait douce invitation en plein hiver, sous le chaud soleil d&rsquo;ici, \u00e0 marcher longtemps pieds nus&#8230; Cela semble nous rappeler que \u00ab\u00a0dans le monde, on peut \u00eatre qu&rsquo;une seule personne, mais pour une personne, on peut \u00eatre le monde.\u00a0\u00bb Et le d\u00e9sert vous donnera la notion d&rsquo;immensit\u00e9, de temps et d&rsquo;\u00e9ternit\u00e9. La promesse du proph\u00e8te Os\u00e9e r\u00e9sonne dans l\u2019air : \u00ab Je te conduirai au d\u00e9sert et l\u00e0 je parlerai \u00e0 ton c\u0153ur\u00a0\u00bb. Les textes bibliques regorgent d&rsquo;images et d&rsquo;\u00e9vocations de d\u00e9serts travers\u00e9s, habit\u00e9s, abandonn\u00e9s. Lieu de peurs et de tentations. Mais aussi de pri\u00e8re et de ressources spirituelles invisibles. Abraham, Mo\u00efse, tous les grands proph\u00e8tes sont des hommes du d\u00e9sert. C&rsquo;est dans le silence et la solitude que Dieu leur a parl\u00e9. C\u2019est au pays de la soif \u2013 des espaces intemporels \u2013 qu\u2019il a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 son nom. Le silence est le grand protagoniste de cette immensit\u00e9. \u00ab\u00a0Le silence ne pose pas de questions, mais il peut nous donner une r\u00e9ponse \u00e0 tout\u00a0\u00bb, note Ernst Ferst. Dans cette dimension, l&rsquo;homme trouve son partenaire privil\u00e9gi\u00e9 : Dieu lui-m\u00eame. Le d\u00e9sert vous mettra donc en pri\u00e8re. Parce que Dieu est l&rsquo;ami du silence. \u00ab\u00a0Et le silence illumine l&rsquo;\u00e2me\u00a0\u00bb, \u00e9crit Khalil Gibran, \u00ab\u00a0il murmure aux c\u0153urs et les unit. Le silence nous \u00e9loigne de nous-m\u00eames, nous fait naviguer dans le firmament de l&rsquo;esprit, nous rapproche du ciel. Il nous fait sentir que le corps n&rsquo;est qu&rsquo;une prison, et ce monde est un lieu d&rsquo;exil\u00a0\u00bb. D&rsquo;ailleurs, on a peut-\u00eatre souvent entendu des personnes \u00e2g\u00e9es r\u00e9p\u00e9ter \u00ab nous sommes entre les mains de Dieu \u00bb. Si on grandit dans cette conscience, on incarne alors pleinement l\u2019enseignement de Charles de Foucauld, l\u2019ap\u00f4tre du d\u00e9sert. L&rsquo;abandon \u00e0 l&rsquo;Autre est un hommage au silence dans la foi. Se sentir prot\u00e9g\u00e9 entre les mains de quelqu\u2019un qui nous aime nous soulage de nombreuses peurs ou angoisses. Et, comme premier fruit, cela apporte la paix. Tout devient gr\u00e2ce. Dans le silence de l&rsquo;\u00e2me. Si ici on regarde autour, on comprend comment tous les h\u00f4tels face au d\u00e9sert se rempliront bient\u00f4t. Il y a une sorte d\u2019avidit\u00e9 de passer la fin et les premiers jours de l\u2019ann\u00e9e parmi les sables du Sahara. Pouvoir, ainsi, voir la nouvelle ann\u00e9e na\u00eetre comme un miracle naturel&#8230; Maintenant, au temps d&rsquo;Avent, envelopp\u00e9e dans l&rsquo;obscurit\u00e9 la plus noire, voil\u00e0 notre longue attente au petit matin, au sommet des dunes. Les yeux sont ouverts comme les fen\u00eatres de la maison. Nous contemplons, instant apr\u00e8s instant, la naissance du jour. Un \u00e9v\u00e9nement, ou plut\u00f4t un enchantement qui remplit la vue, l&rsquo;esprit et le c\u0153ur. La respiration s&rsquo;arr\u00eate. Tous les sens s&rsquo;ouvrent comme \u00e9trangement en extase&#8230; On a l&rsquo;impression de vivre il y a des millions d&rsquo;ann\u00e9es, aux origines du monde. De l&rsquo;obscurit\u00e9 \u00e0 la lumi\u00e8re ! Il semble, enfin, que nous assistions \u00e0 la naissance du Christ, soleil de l&rsquo;humanit\u00e9. Apr\u00e8s des si\u00e8cles d&rsquo;attente de la part des hommes, dans les t\u00e9n\u00e8bres du doute, de la culpabilit\u00e9, d&rsquo;un obscur destin de mort&#8230; Chant\u00e9 par les proph\u00e8tes, attendu par les m\u00e8res, r\u00eav\u00e9 par les vieillards, il vint enfin, un Homme. Un Sauveur. Celui que personne ne pourra plus jamais oublier&#8230; Il a combl\u00e9, en v\u00e9rit\u00e9, l&rsquo;Avent interminable de l&rsquo;\u00eatre humain. Et sa soif infinie de Dieu. Renato Zilio"}