{"version":"1.0","provider_name":"Archidioc\u00e8se de Rabat","provider_url":"https:\/\/dioceserabat.org\/accueil-2","title":"R\u00c9FLEXION DE FIN D\u2019\u00c9T\u00c9 : EN MARCHE AVEC LE\u00a0SYNODE - Archidioc\u00e8se de Rabat","type":"rich","width":600,"height":338,"html":"<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"cWN5wlcxHs\"><a href=\"https:\/\/dioceserabat.org\/accueil-2\/reflexion2\/\">R\u00c9FLEXION DE FIN D\u2019\u00c9T\u00c9 : EN MARCHE AVEC LE\u00a0SYNODE<\/a><\/blockquote><iframe sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" src=\"https:\/\/dioceserabat.org\/accueil-2\/reflexion2\/embed\/#?secret=cWN5wlcxHs\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"\u00ab\u00a0R\u00c9FLEXION DE FIN D\u2019\u00c9T\u00c9 : EN MARCHE AVEC LE\u00a0SYNODE\u00a0\u00bb &#8212; Archidioc\u00e8se de Rabat\" data-secret=\"cWN5wlcxHs\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\" class=\"wp-embedded-content\"><\/iframe><script>\n\/*! This file is auto-generated *\/\n!function(d,l){\"use strict\";l.querySelector&&d.addEventListener&&\"undefined\"!=typeof URL&&(d.wp=d.wp||{},d.wp.receiveEmbedMessage||(d.wp.receiveEmbedMessage=function(e){var t=e.data;if((t||t.secret||t.message||t.value)&&!\/[^a-zA-Z0-9]\/.test(t.secret)){for(var s,r,n,a=l.querySelectorAll('iframe[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),o=l.querySelectorAll('blockquote[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),c=new RegExp(\"^https?:$\",\"i\"),i=0;i<o.length;i++)o[i].style.display=\"none\";for(i=0;i<a.length;i++)s=a[i],e.source===s.contentWindow&&(s.removeAttribute(\"style\"),\"height\"===t.message?(1e3<(r=parseInt(t.value,10))?r=1e3:~~r<200&&(r=200),s.height=r):\"link\"===t.message&&(r=new URL(s.getAttribute(\"src\")),n=new URL(t.value),c.test(n.protocol))&&n.host===r.host&&l.activeElement===s&&(d.top.location.href=t.value))}},d.addEventListener(\"message\",d.wp.receiveEmbedMessage,!1),l.addEventListener(\"DOMContentLoaded\",function(){for(var e,t,s=l.querySelectorAll(\"iframe.wp-embedded-content\"),r=0;r<s.length;r++)(t=(e=s[r]).getAttribute(\"data-secret\"))||(t=Math.random().toString(36).substring(2,12),e.src+=\"#?secret=\"+t,e.setAttribute(\"data-secret\",t)),e.contentWindow.postMessage({message:\"ready\",secret:t},\"*\")},!1)))}(window,document);\n\/\/# sourceURL=https:\/\/dioceserabat.org\/wp-includes\/js\/wp-embed.min.js\n<\/script>\n","thumbnail_url":"https:\/\/dioceserabat.org\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/OIG.jpeg","thumbnail_width":1024,"thumbnail_height":1024,"description":"Le chemin synodal nous rappelle, oui, que nous sommes en chemin, mais que nous partons chacun d\u2019une position particuli\u00e8re. En fait, tr\u00e8s particuli\u00e8re : en tant qu\u2019\u00eatres humains, nous sommes des \u00eatres \u00absitu\u00e9s\u00bb, plac\u00e9s dans un espace et un temps particuliers. Nous sommes le fruit original de notre culture, l\u2019humus dans lequel nous sommes n\u00e9s et avons grandi, et qui nous a \u00e9duqu\u00e9s \u00e0 une mani\u00e8re particuli\u00e8re de regarder le monde. Et pas seulement. Mais aussi des r\u00e9alit\u00e9s comme la vie, l\u2019amour, la mort, le temps, l\u2019\u00e9ducation\u2026 Nous sommes, en fait, des \u00eatres concrets, incarn\u00e9s dans un monde particulier. Avec une mani\u00e8re particuli\u00e8re de vivre l\u2019humanit\u00e9. M\u00eame si une revendication universelle ou englobante tente souvent de nous s\u00e9duire et de nous emprisonner. C\u2019est notre d\u00e9sir inconscient de toute-puissance. Ainsi, les pieds sur terre et un regard particulier (notre point de vue), nous affrontons l\u2019existence, dans la complexit\u00e9 des regards crois\u00e9s des autres. C\u2019est pour cela que le chemin synodal s\u2019av\u00e8re pr\u00e9cieux et f\u00e9cond. Il rassemble les points de vue les plus diff\u00e9rents. Oui, rassembleur par excellence. L\u2019exp\u00e9rience d\u2019une universit\u00e9 am\u00e9ricaine s\u2019av\u00e8re int\u00e9ressante \u00e0 cet \u00e9gard. Deux enfants sont plac\u00e9s sur une longue table, chacun \u00e0 une extr\u00e9mit\u00e9, s\u00e9parant leur regard d\u2019un paravent. Une poup\u00e9e est plac\u00e9e devant le premier, une pomme devant l\u2019autre. Au d\u00e9but, on demande ce qu\u2019il voit. \u00ab Une poup\u00e9e\u00bb est la r\u00e9ponse s\u00fbre. On demande au m\u00eame enfant \u00ab et l\u2019autre, que voit-il ? \u00bb \u00ab Une poup\u00e9e \u00bb. M\u00eame chose pour l&rsquo;autre, et \u00e0 la double question il r\u00e9pondra toujours \u00ab une pomme \u00bb. Il semble, en effet, qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e2ge de deux ans, ce que l\u2019on voit, on croit que les autres le voient aussi. Maintenant, en devenant adultes, nous restons, parfois,\u2026 \u00e0 cette phase infantile. Et non seulement nous croyons, mais nous pr\u00e9tendons des autres qu\u2019ils voient les m\u00eames choses, de la m\u00eame mani\u00e8re que nous. Oubliant, ainsi, que chaque \u00eatre a son point de vue sp\u00e9cifique. Je me souviens de la parabole d\u2019un vieux professeur. Une ville peut \u00eatre observ\u00e9e sous trois points de vue essentiels : de l\u2019int\u00e9rieur, de l\u2019ext\u00e9rieur et d\u2019en haut. Ils sont tous d\u2019\u00e9gale importance. Il ne faut donc pas se r\u00e9duire \u00e0 un seul regard, m\u00eame si \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des choses ou au c\u0153ur de la situation, d\u2019autres points d\u2019observation s\u2019av\u00e8rent int\u00e9ressants et stimulants. En fait, compl\u00e9mentaires. L\u2019alt\u00e9rit\u00e9 d\u2019un autre regard fera grandir le v\u00f4tre en synth\u00e8se, en complexit\u00e9 et en ouverture d\u2019horizon. Vous apprendrez, ainsi, une v\u00e9rit\u00e9 dure et magnifique : \u00ab Ta diff\u00e9rence est ma richesse \u00bb. Ce sera comme la force d\u2019un atome, l\u2019\u00e9nergie qui bouleversera tout syst\u00e8me, toute fermeture. Toute s\u00e9curit\u00e9 identitaire. Nous avons, en effet, l\u2019habitude de nous r\u00e9p\u00e9ter : ta diff\u00e9rence me fait peur et, au fond, je ne la supporte pas ! Oui, car m\u00eame un regard ext\u00e9rieur s\u2019av\u00e8re int\u00e9ressant. Parfois, en effet, il lit mieux la situation que ceux qui la vivent de l\u2019int\u00e9rieur, s\u2019y retrouvant immerg\u00e9s, emprisonn\u00e9s. En fin de compte, toute r\u00e9alit\u00e9 peut \u00eatre vue \u00e0 partir de ces trois points. De l\u2019int\u00e9rieur pour&nbsp;comprendre sa structure, de l\u2019ext\u00e9rieur pour voir sa grandeur, d\u2019en haut pour en d\u00e9couvrir le sens. Comme pour une ville, le point de vue d\u2019en haut r\u00e9v\u00e8le sa raison, son sens : b\u00e2tie sur le sommet d\u2019une montagne pour sa d\u00e9fense, sur une c\u00f4te, sur un \u00e9peron rocheux ou le long d\u2019un fleuve pour sa mobilit\u00e9\u2026 Composer des diff\u00e9rents points de vue rel\u00e8ve toujours du miracle. Tout comme savoir accueillir les diff\u00e9rents points de vue des autres. Cela s\u2019est produit, un jour, sur le chemin d\u2019Emma\u00fcs. Deux disciples en fuite rencontrent sur leur chemin un autre regard sur les derniers \u00e9v\u00e9nements. Le regard d\u2019un \u00e9tranger. Son inclusion change leur m\u00eame pas : d&rsquo;un pas de mort et de nostalgie \u00e0 un pas de danse. Les mots deviennent enflamm\u00e9s. Le c\u0153ur prend feu. L\u2019\u00e9coute se fait curieuse et enthousiaste. Et ils se mirent \u00e0 courir, en sens inverse, vers J\u00e9rusalem, vers leur communaut\u00e9. Cela en pleine nuit : aucun danger ne les arr\u00eate ! C\u2019\u00e9tait la force transformante du regard d\u2019un \u00e9tranger. Un sursaut de vie. Un authentique chemin synodal. D\u00e9sormais, tout \u00e9tranger accueilli prendra le nom du Christ. Renato Zilio"}