{"version":"1.0","provider_name":"Archidioc\u00e8se de Rabat","provider_url":"https:\/\/dioceserabat.org\/accueil-2","title":"NADOR : FRONTI\u00c8RE DE L' ESPOIR - Archidioc\u00e8se de Rabat","type":"rich","width":600,"height":338,"html":"<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"sd10oUl4r0\"><a href=\"https:\/\/dioceserabat.org\/accueil-2\/nador-frontiere-de-l-espoir\/\">NADOR : FRONTI\u00c8RE DE L&rsquo; ESPOIR<\/a><\/blockquote><iframe sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" src=\"https:\/\/dioceserabat.org\/accueil-2\/nador-frontiere-de-l-espoir\/embed\/#?secret=sd10oUl4r0\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"\u00ab\u00a0NADOR : FRONTI\u00c8RE DE L&rsquo; ESPOIR\u00a0\u00bb &#8212; Archidioc\u00e8se de Rabat\" data-secret=\"sd10oUl4r0\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\" class=\"wp-embedded-content\"><\/iframe><script>\n\/*! This file is auto-generated *\/\n!function(d,l){\"use strict\";l.querySelector&&d.addEventListener&&\"undefined\"!=typeof URL&&(d.wp=d.wp||{},d.wp.receiveEmbedMessage||(d.wp.receiveEmbedMessage=function(e){var t=e.data;if((t||t.secret||t.message||t.value)&&!\/[^a-zA-Z0-9]\/.test(t.secret)){for(var s,r,n,a=l.querySelectorAll('iframe[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),o=l.querySelectorAll('blockquote[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),c=new RegExp(\"^https?:$\",\"i\"),i=0;i<o.length;i++)o[i].style.display=\"none\";for(i=0;i<a.length;i++)s=a[i],e.source===s.contentWindow&&(s.removeAttribute(\"style\"),\"height\"===t.message?(1e3<(r=parseInt(t.value,10))?r=1e3:~~r<200&&(r=200),s.height=r):\"link\"===t.message&&(r=new URL(s.getAttribute(\"src\")),n=new URL(t.value),c.test(n.protocol))&&n.host===r.host&&l.activeElement===s&&(d.top.location.href=t.value))}},d.addEventListener(\"message\",d.wp.receiveEmbedMessage,!1),l.addEventListener(\"DOMContentLoaded\",function(){for(var e,t,s=l.querySelectorAll(\"iframe.wp-embedded-content\"),r=0;r<s.length;r++)(t=(e=s[r]).getAttribute(\"data-secret\"))||(t=Math.random().toString(36).substring(2,12),e.src+=\"#?secret=\"+t,e.setAttribute(\"data-secret\",t)),e.contentWindow.postMessage({message:\"ready\",secret:t},\"*\")},!1)))}(window,document);\n\/\/# sourceURL=https:\/\/dioceserabat.org\/wp-includes\/js\/wp-embed.min.js\n<\/script>\n","thumbnail_url":"https:\/\/dioceserabat.org\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/nador-1.jpg","thumbnail_width":1600,"thumbnail_height":1200,"description":"\u00ab\u00a0Los ni\u00f1os son la esperanza de este mundo\u201d c.-\u00e0-d. les enfants sont l&rsquo;espoir de ce monde. Grand, s\u00e9duisant et tr\u00e8s colori\u00e9, cet immense dessin s&rsquo;ouvre devant vous juste \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e de l&rsquo;\u00e9glise de Nador. Nous sommes sur la c\u00f4te m\u00e9diterran\u00e9enne du Maroc, dans la r\u00e9gion berb\u00e8re du Rif. Des noms y sont \u00e9galement mentionn\u00e9s : Kadiatou, Sara, Zaineb\u2026 tous subsahariens. \u00ab\u00a0Mais qu&rsquo;est-ce que cela veut dire?\u00a0\u00bb j&rsquo;essaie de demander \u00e0 Myriam, une animatrice. \u00ab\u00a0Ce sont eux qui construiront l&rsquo;avenir!\u00a0\u00bb r\u00e9pond-elle aussit\u00f4t. Paradoxal. Comme si les noms des enfants immigr\u00e9s \u00e9taient appos\u00e9s sur les portes de nos \u00e9glises, en signe d&rsquo;espoir&#8230; Et pourtant, conna\u00eet-on le monde de demain ? L&rsquo;espoir voit l&rsquo;invisible, touche l&rsquo;intangible, r\u00e9alise\u00a0\u00ab\u00a0l&rsquo;impossible\u00a0\u00bb. Ici, imm\u00e9diatement \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;\u00e9glise, s&rsquo;\u00e9tend le Centre des Migrants de l&rsquo;archidioc\u00e8se de Tanger, divis\u00e9 en diff\u00e9rents secteurs : accueil, soutien psychologique, aide m\u00e9dicale, assistance aux femmes et aux enfants, gestion de dossiers administratifs&#8230; Tout pour les migrants\u00a0 qui ne cessent de venir ici. De l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 il y a le Centre Baraka (signifie \u00ab\u00a0b\u00e9n\u00e9diction\u00a0\u00bb), avec une formation professionnelle pour un millier de jeunes Marocains: en \u00e9lectricit\u00e9, cuisine, langues, informatique, couture&#8230; Un v\u00e9ritable moteur p\u00e9dagogique pour la ville. Il y a peu de migrants qui circulent dans les rues, contrairement \u00e0 Casablanca. Derni\u00e8rement, les temps sont devenus plus difficiles. Nador est une zone frontali\u00e8re, \u00e0 une quinzaine de kilom\u00e8tres de l&rsquo;enclave espagnole de Melilla. Ceux-ci se retrouvent dans des conditions extr\u00eamement pr\u00e9caires dans la for\u00eat environnante &#8211; et ils sont tr\u00e8s nombreux &#8211; et ne peuvent sortir que difficilement. L&rsquo;autre jour, une femme s&rsquo;est pr\u00e9sent\u00e9e au Centre avec un b\u00e9b\u00e9, tous deux n&rsquo;ayant eu ni eau, ni nourriture depuis trois jours. Vie sauvage, \u00e0 la limite. Pourtant, avec ce r\u00eave en t\u00eate, qui apr\u00e8s un tr\u00e8s long voyage \u00e9puisant et mille emb\u00fbches affront\u00e9es, semble presque se r\u00e9aliser : l&rsquo;Europe. Une cruelle illusion. Le pire souvent reste encore \u00e0 venir. Regardez-les, ces femmes, qui se pressent au Centre Migrants. Des femmes courageuses sans limites, des combattantes. Des\u00a0 femmes fortes et r\u00e9silientes. Des femmes d\u00e9termin\u00e9es. Fragiles et fortes, \u00e0 la fois. Aimables aussi, fraternelles l&rsquo;une envers l&rsquo;autre. Elles savent que Dieu les aide \u00e0 r\u00e9aliser leur r\u00eave. M\u00eame si ce sera au fond de la mer : en tout cas ce sera toujours la volont\u00e9 de Dieu. Inchallah ! \u00abIl n&rsquo;y a personne de plus courageux au monde que les femmes sur les routes, en \u00e9migration &#8211; ajoute Myriam\u00a0 &#8211; et, ce sont les victimes les plus vuln\u00e9rables avec leurs enfants. Confront\u00e9es \u00e0 des situations impr\u00e9visibles o\u00f9 se m\u00ealent de terribles violences sur le corps et l&rsquo;esprit, et auxquelles elles n&rsquo;\u00e9taient nullement pr\u00e9par\u00e9es, elles vont de l&rsquo;avant&#8230; Elles font face, en les affrontant, l&rsquo;une apr\u00e8s l&rsquo;autre, en invoquant toujours Dieu, comme leur unique d\u00e9fenseur. \u00ab\u00a0Pour arriver \u00e0 l&rsquo;aube, il n&rsquo;y a pas d&rsquo;autre moyen que la nuit&#8230;\u00a0\u00bb \u00e9crit Khalil Gibran. \u00a0Les familles ont souvent confi\u00e9 tout l&rsquo;argent dont elles disposaient aux jeunes subsahariens, pour leur terrible aventure \u00e0 travers plusieurs Pays. Ce sont eux, les jeunes qui partent, l&rsquo;unique espoir de la famille ! Impossible pour eux de survivre l\u00e0-bas, dans leurs pays, sans opportunit\u00e9s, sans droits, sans grande libert\u00e9. Les diff\u00e9rentes \u00e9quipes de soutien ici au Centre ont \u00e9galement int\u00e9gr\u00e9 des \u00ab relais communautaires \u00bb, comme ils les appellent,\u00a0 des leaders des migrants dans la for\u00eat. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une \u00e9quipe de jeunes motiv\u00e9s, courageux et souriants mais aussi de braves religieuses espagnoles. \u00ab\u00a0Vous arriverez au ciel avant moi\u00ab\u00a0, d\u00e9clarait un jour un m\u00e9decin musulman \u00e0 l&rsquo;une d&rsquo;elles. Ce qui n&rsquo;est pas peu de chose, quand on sait que les chr\u00e9tiens sont, selon l&rsquo;Islam, th\u00e9oriquement destin\u00e9s \u00e0 un autre lieu. Un membre de l&rsquo;\u00e9quipe m\u00e9dicale fait des aller-retours dans la for\u00eat, ne pouvant apporter que des m\u00e9dicaments de base. Rien d&rsquo;autre. \u00ab\u00a0Je ressens sur moi toute leur montagne de souffrance et aussi le poids de toute mon impuissance\u00a0\u00bb\u00a0avoue-t-elle am\u00e8rement tout en accomplissant des miracles quotidiens. \u00ab\u00a0C&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 important d&rsquo;\u00eatre \u00e0 leurs c\u00f4t\u00e9s\u00a0\u00bb poursuit-elle \u00ab\u00a0d&rsquo;\u00e9couter leur douleur en silence\u00a0\u00bb. En fait, eux, ils n&rsquo;avaient jamais pens\u00e9 qu&rsquo;ils s&rsquo;\u00e9taient embarqu\u00e9s dans un chemin de croix, dans une aventure aussi douloureuse que le Christ dans ses derniers pas ! Et ils semblent se r\u00e9p\u00e9ter : \u00ab Je ne peux pas perdre la seule chose qui me garde en vie : l&rsquo;espoir \u00bb (Paulo Coelho). Le P\u00e8re Antonio, \u00e0 Al-Hoceima, dans la paroisse voisine, met en contact les jeunes subsahariens, universitaires boursiers, avec les jeunes migrants de leurs m\u00eames pays, qui se tra\u00eenent depuis des mois \u00e0 travers d\u00e9serts et fronti\u00e8res. Deux mondes qui se rencontrent. Oui, \u00eatre un pont dans une soci\u00e9t\u00e9 bris\u00e9e est un beau signe d&rsquo;espoir, un signe discret, mais fructueux, fait d&#8217;empathie et de compassion. Un signe d&rsquo;espoir dans un monde d&rsquo;indiff\u00e9rence. En temps de Covid deux religieuses d&rsquo;ici ont continu\u00e9, malgr\u00e9 tout, \u00e0 visiter des familles musulmanes pauvres. Un jour on leur dit avec force : \u00ab Toi, aujourd&rsquo;hui, tu nous as visit\u00e9s comme si c&rsquo;\u00e9tait Dieu !\u00a0\u00bb\u00a0Elles sont rest\u00e9es sans voix sous le coup de l&rsquo;\u00e9motion. N&rsquo;affirme-t-on pas : Ceux qui aiment fortement ont en eux le don des miracles ? \u00a0 R.Z."}