Retour sur le week-end des 3 & 4 octobre : fête de St François et rentrée pastorale
La petite communauté estudiantine de Errachidia s’est retrouvée le samedi 3 octobre octobre à partir de 18h00 à la maison paroissiale pour démarrer l’année pastorale. Bien que l’année universitaire a déjà commencé, il manque encore des paroissiens à l’appel.
Comme un peu partout, il y a des départs et des arrivées, mais nous devrions être une douzaine de fidèles, de Guinée Bissao, de Guinée Konakry, de Zambie, du Nigeria, du Sud Soudan, du Burkina Faso, et de France.
Après la messe dans la petite chapelle, nous avons partagé un temps convivial pour faire connaissance et préparer un peu l’année pastorale.
Ce soir-là, nous avions aussi la visite de Patrick, un bénévole Belge de l’archevêché et qui supervise les travaux dans les bâtiments à travers le diocèse.

Célébration du Transitus de Saint François et clôture de l’année jubilaire franciscaine à Rabat
Samedi 3 octobre, l’église Saint-François de Rabat a vécu un moment de grâce et de ferveur exceptionnel. Alors que l’Église universelle s’apprêtait à fêter saint François d’Assise le 4 octobre, la communauté paroissiale s’est rassemblée en grand nombre pour une célébration unique : la commémoration du Transitus et la clôture solennelle de l’année jubilaire marquant les 800 ans de la mort du saint d’Assise (1226–2026).
Le Transitus : un passage vers l’éternité
Avant d’entrer dans la liturgie eucharistique, l’assemblée a d’abord été invitée à revivre le mystère du Transitus. Mais de quoi s’agit-il exactement ?
Le mot latin Transitus désigne littéralement l’action de franchir un passage, d’aller plus loin. Dans la tradition franciscaine, c’est le nom donné à l’office célébré chaque année au soir du 3 octobre pour commémorer la mort de François d’Assise. Comme l’a rappelé le frère Zénon dans son introduction :
« François ne subit pas la mort, il ne se contente pas de la vivre comme les autres moments de son existence, il la célèbre comme l’accomplissement de sa vocation. Pour lui, comme pour nous, la mort n’est pas un acte improvisé : elle peut donc se célébrer. […] À travers hymnes, psaumes et Parole de Dieu, nous nous rappelons, pour y puiser des forces, comment, dans l’espérance, notre fondateur a vécu sa mort. »
Dans le chœur de l’église, le dépouillement franciscain était matérialisé par l’habit étendu au sol, veillé par la lumière de petites bougies, rappelant que François voulut mourir couché nu sur la terre nue de la Portioncule, dépouillé de tout pour s’en remettre totalement à Dieu.
À l’écoute des sources franciscaines : récits et signes des derniers instants
Ce temps de mémoire s’est nourri de lectures issues des biographies primitives de saint François, plongeant l’assemblée dans les derniers instants du Poverello. Les fidèles ont d’abord écouté le récit de l’annonce prophétique reçue par le saint deux ans avant sa mort, lui révélant avec précision le terme de son pèlerinage terrestre, avant de contempler, à travers le témoignage d’un de ses frères, le départ de son âme lumineuse montant au ciel, éclatante, « belle comme la lune et brillante comme le soleil ». L’assemblée a ensuite revécu le prodige poignant des derniers instants : alors que François demandait qu’on lui lise le passage du lavement des pieds (Jean 13), la Bible complète — ouverte sans recherche préalable dans un lectionnaire préparé — s’était offerte d’elle-même exactement à cette page. C’est ce même Évangile du lavement des pieds qui a alors retenti dans la chapelle, venant sceller la fidélité absolue de François au Christ serviteur jusqu’au bout du don de soi.
Une eucharistie d’action de grâce en communion d’Église
À l’issue de cet office mémorial, la célébration s’est poursuivie tout naturellement par l’Eucharistie, source et sommet de la vie chrétienne.
La chapelle Saint-François, comble pour l’occasion, offrait l’image éclatante d’une Église fraternelle et vivante. Autour de l’autel, la concélébration unissait l’administrateur apostolique et archevêque coadjuteur de Rabat, le père Mario, aux frères franciscains de la Custodie et aux prêtres de la paroisse : le curé père Félicien, ses vicaires les pères Félix et Mauricio, ainsi que les pères Daniel et Pierre-Julien présent pour l’occasion.
Tous ont rendu grâce pour les 800 ans du témoignage évangélique de François, dont le charisme de paix, de dialogue et d’humilité continue d’animer profondément la mission franciscaine en terre marocaine.
Une polyphonie universelle : le Cantique des Créatures en quatre langues
Pour clore cette célébration jubilaire, l’assemblée a fait mémoire de la louange que François composa alors qu’il était déjà aveugle et affaibli : le célèbre Cantique des Créatures (ou Cantique de Frère Soleil).
Moment d’une grande intensité spirituelle, le Cantique a été proclamé tour à tour en français, espagnol, anglais et polonais. À travers ces quatre langues, c’est toute l’universalité de la communauté catholique du diocèse qui s’est exprimée d’un même cœur, faisant écho à la fraternité cosmique chantée par le saint d’Assise et confiant à Dieu, dans la paix, la suite du chemin paroissial.

À Fès, une veillée de prière pour célébrer saint François d’Assise
Samedi 3 octobre 2026, la paroisse Saint-François d’Assise de Fès, au Maroc, a célébré son saint patron à travers une veillée de prière présidée par son curé, le père Mattheo. Animée par la chorale de la paroisse, cette soirée a été placée sous le signe de la méditation, du chant et de la contemplation, invitant les fidèles à redécouvrir la vie et le témoignage de saint François d’Assise.
La veillée a débuté par le Transitus, temps de prière qui commémore le passage de saint François de la vie terrestre à la vie éternelle, animé par une sœur. Ce premier moment a introduit les participants dans une atmosphère de recueillement et de méditation.
L’entrée du prêtre a ensuite marqué le début de la célébration, suivie d’un chant à l’Esprit Saint interprété par la chorale de la paroisse. La veillée s’est alors déployée en trois temps, chacun permettant de contempler une dimension particulière de la vie et du chemin spirituel de saint François.
« Qui suis-je ? » : à la rencontre du Christ dans le plus petit
La première partie, intitulée « Qui suis-je ? », a conduit les participants à entrer dans la vie de saint François d’Assise et à méditer sur son chemin de conversion, notamment à travers sa rencontre avec le Christ miséricordieux dans la personne d’un lépreux.
Cette rencontre constitue un moment déterminant dans la vie de François. Celui qui éprouvait auparavant de la répulsion et de la peur face aux lépreux découvre, dans la rencontre avec l’un d’eux, un appel à dépasser ses propres limites et à reconnaître la présence du Christ dans celui qui est rejeté et marginalisé.
À la suite de cette méditation, le Saint-Sacrement a été exposé, ouvrant un temps d’adoration et de contemplation. Dans le silence et la prière, les fidèles ont été invités à se tourner vers le Christ présent dans l’Eucharistie et à poursuivre intérieurement la méditation proposée sur la vie de saint François.
Cette première partie a ainsi posé une question essentielle : où et comment rencontrons-nous le Christ ? À travers le témoignage de saint François, la réponse s’est dessinée dans la rencontre avec le plus petit, le plus fragile et celui que la société peut être tentée de rejeter.
« L’Église et les frères » : un don et une croix
La deuxième partie, intitulée « L’Église et les frères », a porté sur le rapport de saint François avec l’Église et avec les frères qui ont accompagné son chemin.
La relation de François avec l’Église institutionnelle, ainsi que son expérience de la vie fraternelle, témoignent d’un chemin parfois exigeant. Les frères deviennent pour lui à la fois un don et une croix : un don parce qu’ils constituent une communauté avec laquelle partager la mission, mais également une croix parce que la vie fraternelle implique patience, pardon, renoncement et don de soi.
Cette méditation a rappelé que la foi chrétienne ne se vit pas uniquement dans une relation individuelle avec Dieu. Elle se construit également dans la relation aux autres, avec leurs fragilités, leurs différences et leurs limites.
À travers l’expérience de saint François, les participants ont ainsi été invités à considérer la fraternité non comme une réalité toujours facile, mais comme un lieu concret où se vivent l’amour, le pardon, la patience et le service.
« La mort devenue amie » : accueillir l’ultime acte de miséricorde
La troisième partie, intitulée « La mort devenue amie », a invité les participants à méditer sur le regard que saint François portait sur la mort.
Loin de la considérer uniquement comme une séparation ou une fin, François apprend à l’accueillir dans la confiance en Dieu. La mort peut alors être envisagée comme un « ultime acte de miséricorde », expression d’un abandon total entre les mains du Seigneur et d’une espérance tournée vers la vie éternelle.
Cette dernière méditation a conduit progressivement la veillée vers son terme, dans une atmosphère toujours marquée par le silence, la prière et la contemplation.
La célébration s’est achevée par une prière de conclusion, suivie de la bénédiction finale avec le Saint-Sacrement. Un dernier chant, animé par la chorale de la paroisse, est venu clôturer cette soirée de prière.
Un témoignage d’humilité et de don de soi
À travers les trois temps de cette veillée, la vie de saint François d’Assise est apparue comme un véritable chemin de conversion, de rencontre avec le Christ et de don de soi.
Son témoignage rappelle notamment que la rencontre avec Dieu ne passe pas nécessairement par les puissants ou ceux qui occupent les premières places. Elle peut aussi se révéler dans la rencontre avec les plus petits, les plus fragiles et les plus démunis.
La vie de saint François invite ainsi à redécouvrir l’importance de l’humilité dans la vie de foi. Elle rappelle également que suivre le Christ implique de se donner, non seulement à Dieu, mais aussi aux autres, particulièrement à ceux qui ont besoin de présence, d’écoute et de fraternité.
À Fès, cette veillée a donc été plus qu’une simple commémoration du saint patron de la paroisse. Elle a constitué un temps de prière, de méditation et de renouvellement spirituel, permettant à la communauté de se rassembler autour de la figure de saint François et, à travers lui, de se tourner vers le Christ.
En célébrant son saint patron dans la prière, l’adoration et le chant, la paroisse Saint-François d’Assise de Fès a fait de cette soirée un moment de communion fraternelle et une invitation à poursuivre, dans la vie quotidienne, le chemin de l’humilité, du service et du don de soi.
Karen MALANDA
La paroisse de Essaouira a connu une célébration de rentrée très particulière, avec un fort accent inter-religieux. C’est le curé, le P. Jordi qui nous en parle :
Voici le témoignage d’un participant :
Dans le cadre de la rentrée pastorale diocésaine 2026-2027, la communauté catholique de Beni Mellal s’est réunie le dimanche 4 octobre 2026 pour marquer le lancement officiel de la nouvelle année pastorale.
La journée s’est articulée autour de trois temps forts : la célébration eucharistique, la présentation d’un nouveau-né et une rencontre communautaire d’orientation.
1. La célébration eucharistique
La messe de la rentrée pastorale a été célébrée par le Chancelier du diocèse de Rabat, Mgr Oscar ÉONE ÉONE. Au début de la célébration le message de l’administrateur apostolique, le P. Mario, a été lu et bien accueilli par les fidèles. Ensuite dans son homélie, le Chancelier a invité la communauté à prendre soin de la paroisse et de notre environnement comme d’une vigne confiée par le Seigneur, en portant des fruits à travers l’engagement et le service de chacun. La célébration a été clôturé par la prière du temps pour la création 2026 : L’eau vive
2. Présentation d’un bébé par ses parents
Au cours de la célébration, un moment fort et émouvant a marqué l’assemblée : la présentation d’un bébé, Mohammed, par ses parents, Patrick et Meriem, présentation au Seigneur et à la communauté. Ce geste symbolique a été accueilli avec joie par les fidèles, signe de vitalité et d’espérance pour notre famille paroissiale. La communauté a prié pour l’enfant et sa famille, en les confiant au Seigneur.

3. Rencontre communautaire : orientation et appel à l’engagement
À l’issue de la messe, une rencontre fraternelle a réuni l’ensemble des membres de la communauté. Cette séance de travail a été consacrée à :
– L’organisation de la vie paroissiale ;
– Un appel à l’engagement et à la participation active de tous aux différents services de la paroisse (liturgie, catéchèse, charité, accueil, jeunesse).
Les échanges ont permis à chacun d’exprimer sa disponibilité et de réaffirmer son désir de servir.

4. Clôture conviviale
La journée s’est clôturée dans un esprit de convivialité et de fraternité autour d’un petit repas partagé, offert par la paroisse. Ce moment a favorisé les retrouvailles et le renforcement des liens entre les paroissiens après la pause estivale.
Nous rendons grâce à Dieu pour cette belle rentrée et Lui confions cette nouvelle année pastorale .

Rentrée pastorale 2026-2027
Journée de foi, de fraternité, d’engagement et de joie partagée.
En ce dimanche 4 octobre 2026, la rentrée pastorale de Notre-Dame-de-Lourdes de Casablanca a réuni près de 700 fidèles sur la place de l’Institution Charles de Foucauld. Dans une atmosphère à la fois priante, fraternelle et festive, la communauté paroissiale a ouvert l’année pastorale 2026-2027 autour d’un même désir : avancer ensemble dans la foi, le service et l’attention aux autres.
Cette journée a été marquée par plusieurs dimensions qui caractérisent la vie de la paroisse : une célébration eucharistique profondément symbolique, l’accueil et la présentation des différents acteurs pastoraux, des initiatives concrètes au service de la communauté, un temps de partage fraternel et, enfin, un match de gala qui a offert un beau moment de détente collective.
✓ Une célébration placée sous le signe de la Création et de la fraternité
La messe de rentrée s’est ouverte dans une atmosphère de prière, en lien avec la fête de saint François d’Assise et le 800ème anniversaire de sa mort. Dès les premiers instants, la liturgie a donné le ton de l’année pastorale en mettant en lumière la sauvegarde de l’environnement et l’attention portée aux personnes migrantes.
Plusieurs symboles ont accompagné la procession d’ouverture. L’eau rappelait les sources vives, la purification et la renaissance baptismale. La terre et la plante évoquaient la fragilité de la Création et la responsabilité de chacun à l’égard du vivant. Enfin, les chaussures usées rappelaient la marche difficile de nombreuses personnes migrantes et les épreuves traversées sur les routes de l’exil.


✓ La Parole, l’homélie du Père Arnaud De BOISSIEU et la parabole du Colibri
La liturgie, empruntée à la messe pour la sauvegarde de la Création, a fait résonner la contemplation de l’œuvre divine à travers le livre de la Sagesse et l’Évangile des lys des champs.
Focus Spirituel L’homélie et la Parabole du Colibri
L’homélie a été délivrée par le Père Arnaud qui dans un enseignement captivant et profondément émouvant, a partagé la célèbre légende du colibri : face à un immense incendie qui ravage la forêt, tous les animaux terrifiés observent la catastrophe sans agir, sauf le tout petit colibri qui va chercher quelques gouttes d’eau avec son bec pour les jeter sur les flammes. Quand le tatou lui dit que ce n’est pas ainsi qu’il éteindra le feu, le colibri répond avec simplicité : « Je le sais, mais je fais ma part. »
Un appel vibrant et inoubliable lancé à chaque paroissien pour accomplir d’humbles gestes quotidiens en faveur de l’écologie, de la solidarité et du bien commun. Une image simple, mais particulièrement forte, qui invite chacun à ne pas attendre de grandes solutions pour commencer à agir.
✓ Une Église multiculturelle, appelée à accueillir
Le message du P. Mario León Dorado, omi, administrateur apostolique du diocèse de Rabat, a également marqué la célébration. Son invitation à construire une Église chaleureuse et accueillante, attentive aux personnes fragiles, aux malades et à celles et ceux qui recherchent des repères, rejoint pleinement la vocation d’une communauté paroissiale profondément internationale.
Cette diversité s’est particulièrement exprimée dans la prière universelle. Les prières universelles ont été proclamées en arabe, en français, en anglais, en lingala, en wolof et dans d’autres langues. Plus qu’une simple succession de langues, cette prière a donné à voir une communauté où des origines et des cultures différentes peuvent se retrouver dans une même foi.
La célébration a également été l’occasion de présenter l’équipe sacerdotale pour l’année 2026-2027. Le Père André Keumaleu, curé de la paroisse, a présenté les nouveaux prêtres appelés à accompagner la communauté.
Les responsables des différents groupes et mouvements paroissiaux ont ensuite été appelés et bénis avant leur envoi en mission. Légion de Marie, Renouveau Charismatique, chorales, scouts, Caritas, catéchèse et aumôneries … chacun, à sa manière, contribue à faire vivre la paroisse au quotidien.
✓ Des moyens concrets au service de la communauté
La rentrée pastorale a également permis de mettre en lumière un aspect plus discret, mais essentiel de la vie paroissiale : l’organisation et la capacité à répondre concrètement aux besoins de la communauté. Pour cette grande célébration, 300 chaises pliables ont été acquises grâce aux bénéfices générés par les activités de la coordination.
Au-delà des chiffres, cette réalisation rappelle que la vie pastorale repose aussi sur la participation et la responsabilité de chacun. Les contributions, les initiatives et le travail des bénévoles permettent progressivement de renforcer les moyens dont dispose la communauté. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte où les paroissiens ont déjà contribué à des investissements importants, notamment pour la rénovation de la salle paroissiale.
✓ Après la messe, la fraternité s’est poursuivie autour du partage
Après la célébration, les fidèles se sont retrouvés autour d’un grand repas partagé. Chacun avait apporté quelque chose, transformant ce moment en véritable rencontre fraternelle. Les plats venus de différents horizons ont rappelé, une fois encore, la richesse culturelle de la communauté.
Plusieurs initiatives ont également été présentées. Le mois du Rosaire invite notamment les fidèles à se retrouver chaque jour à 17 heures devant la Grotte Mariale. La Caravane de l’Espoir a présenté son projet de formation des jeunes aux nouvelles technologies au Maroc, en République démocratique du Congo et au Cameroun, avec une démarche de soutien à travers la vente d’ouvrages. La jeunesse paroissiale a également été mise à l’honneur à travers la montée des scouts et leur engagement au service des autres.
✓ Le match de gala : une remontée qui restera dans les mémoires
La journée s’est poursuivie dans une ambiance particulièrement festive avec le match de gala opposant l’équipe du clergé et des responsables de mouvements aux paroissiens. Le début de la rencontre semblait pourtant largement favorable à la première équipe, qui menait 3-0 à la pause.
Le Père André Keumaleu affectueusement appelé « Keumass ou L. Yamal pour l’occasion », dès la reprise en seconde période, fait une entrée fracassante sur le terrain. À peine cinq minutes plus tard, il inscrit le 4ᵉ but de son équipe d’un retourné ciseaux spectaculaire, déclenchant une véritable ovation dans les tribunes et soulevant l’enthousiasme général du public ! Mais les paroissiens n’ont pas renoncé. Menés 4-0, ils ont progressivement refait leur retard jusqu’à revenir dans la partie, arracher les prolongations et finalement s’imposer 7 buts à 6.
Au-delà du résultat, cette rencontre a surtout offert un moment de simplicité et de proximité entre prêtres, responsables et fidèles. Sur le terrain comme autour, les supposées barrières se sont effacées au profit du rire, de l’encouragement et d’une fraternité toute simple.
✓ Une journée qui donne le ton de l’année pastorale
Vers 18 heures, la journée s’est achevée dans les chants, la joie et la gratitude. Fidèles et jeunes se sont spontanément mobilisés pour nettoyer les lieux et ranger les tables et bancs utilisés pour la célébration.
Cette rentrée pastorale 2026 aura finalement résumé, en une seule journée, plusieurs dimensions essentielles de la vie de Notre-Dame-de-Lourdes de Casablanca : la prière, l’accueil, la diversité, l’engagement, la solidarité, le service et la fraternité. Elle rappelle surtout qu’une communauté chrétienne ne se construit pas uniquement dans les grandes célébrations, mais aussi dans les petits gestes accomplis ensemble.
Que cette nouvelle année pastorale soit donc une année où chacun trouve sa place, apporte sa contribution et accepte, à l’image du colibri, de « faire sa part ». C’est souvent à travers ces petits engagements réunis que se construisent les grandes œuvres d’une communauté.
La coordination paroissiale
À Saint-Jacques de Mohammedia :
un temps de foi, de partage et de fraternité
Le dimanche 27 septembre 2026, la paroisse Saint-Jacques de Mohammedia a célébré sa rentrée paroissiale 2026-2027 dans une atmosphère de joie, de fraternité et de convivialité. Cette célébration a marqué le début d’une nouvelle année pastorale, réunissant les fidèles autour de la foi et de la vie communautaire.
La messe a été présidée par le Père Oscar, en présence des Pères Albert et Modeste. Dans son homélie, le Père Oscar a invité les paroissiens à réfléchir à leur manière de vivre leur foi au quotidien. À travers les textes du jour, il a notamment appelé chacun à ne pas se limiter aux paroles, mais à mettre sa foi en actes, tout en cultivant l’humilité et l’attention aux autres.
La chorale a accompagné la célébration par ses chants, contribuant à l’animation de la messe et à ce beau moment de prière communautaire. La célébration a également été marquée par les offrandes, avec notamment des fruits, du lait et différents produits apportés par les fidèles.

À la fin de la messe, les différentes entités et mouvements de la paroisse ont été présentés aux fidèles. Les responsables de chaque mouvement ont ainsi été présentés, ainsi que les membres engagés dans leurs différentes activités. Ce moment a permis à chacun de mieux connaître les personnes qui contribuent à la vie de la paroisse et de découvrir les différentes possibilités d’engagement pour cette nouvelle année pastorale.
La journée s’est ensuite poursuivie autour d’un repas partagé. Chacun avait apporté quelque chose à mettre en commun, permettant à tous de se retrouver dans une ambiance chaleureuse et conviviale. Ce moment de partage a été l’occasion pour les paroissiens d’échanger, de se retrouver et de renforcer les liens fraternels qui unissent la communauté.


Cette rentrée paroissiale a ainsi marqué le début d’une nouvelle année pastorale placée sous le signe de la foi, de l’engagement, du partage et de la fraternité, avec la volonté de poursuivre ensemble la vie de la communauté Saint-Jacques de Mohammedia.
Elodie RAKETAMANGE
Samedi, veillée de la fête de saint François d’Assise
La messe du soir du Samedi 03 octobre a continué avec la veillée de prière marquant le 800ème anniversaire du passage à la vie éternelle de Saint François d’Assise, connue sous le nom de transitus.
Ce fut un moment de prière et de communion avec l’Église dans son ensemble qui honore le passage à la vie éternelle de celui qu’on surnommait un « autre Christ. »
L’invocation à l’Esprit Saint a ouvert ce temps, suivie de l’écoute de quelques extraits sur la vie de saint François. Les moments marquants comprenaient l’exposition du saint sacrement, la lecture de l’évangile du lavement des pieds, et surtout le geste du lavement mutuel des mains.


Il n’y avait pas de partage particulier, à l’exception de la salutation des fidèles après la messe. Chacun d’entre nous est rentré chez soi avec l’image de la rencontre entre le lépreux et le frère, ainsi que l’invitation à pratiquer la miséricorde. Saint François d’Assise, priez pour nous et pour notre Église.
Dimanche, célébration de la rentrée pastorale
Ce dimanche 4 octobre 2026 a marqué le début de la rentrée pastorale à la paroisse Christ Roi de Kénitra, tout comme dans la majorité du diocèse de Rabat.
Cette rentrée est placée sous le thème de la protection de la création. Dans son homélie, le père Alexandre a encouragé les fidèles à rendre grâce à Dieu pour sa création et à adopter des comportements éco-responsables pour préserver la Terre.


Le chant d’entrée, « Que tes œuvres sont belles, que tes œuvres sont grandes », nous a permis de réaliser que tout ce que Dieu fait est BON… Le psaume de la création, interprété comme chant d’action de grâce, a été repris par toute l’assemblée, illustrant ainsi la grandeur et la beauté de notre Dieu.
Étant donné que nous sommes dans le mois du rosaire, le chant de sortie a été un chant marial, et les fidèles ont été invités à participer à la prière du chapelet, animée chaque soir, à tour de rôle, par un groupe de la paroisse. Meilleurs vœux pour une bonne rentrée pastorale à tous.
Accueillir les migrants et prendre soin de la Création
La paroisse de Rabat a célébré sa rentrée pastorale le dimanche 11 Octobre 2026 à l’institut Sainte Jeanne d’Arc de Rabat.
Une célébration a été marquée par l’accueil des symboles de la nouvelle année pastorale : la terre, l’eau et les migrants, rappelant l’importance de prendre soin de la Création et d’accueillir chaque personne comme un frère ou une sœur.
La liturgie, enrichie par des lectures en français, en anglais et en espagnol, a témoigné de la diversité culturelle qui fait la richesse de la communauté paroissiale.
Dans son homélie, inspirée de la parabole du festin dans l’Évangile selon saint Matthieu, le Curé de la paroisse, le P. Félicien, a rappelé que Dieu invite chacun à sa fête, sans distinction d’origine ni de condition. Malgré l’indifférence de certains invités, l’invitation demeure ouverte à tous.

Un appel particulier a ainsi été lancé à construire une Église accueillante pour les migrants, respectueuse de l’environnement et engagée dans le service. Prendre soin de la Création, cultiver l’amitié et accueillir les personnes migrantes comme des frères et sœurs constituent autant d’engagements concrets auxquels chaque chrétien est invité.
Le respect, l’écoute et le service sont les vêtements que chacun est appelé à porter pour participer pleinement à cette fête. La diversité des groupes et mouvements paroissiaux a également été mise en lumière, avec une invitation à renouveler les engagements au service de la communauté.
Cette nouvelle année pastorale apparaît ainsi comme une page blanche que Dieu nous donne à remplir par des actes d’amour, de fraternité, de solidarité et de service, afin de faire de la paroisse une véritable mosaïque de nations, unie dans la foi et l’espérance.
La célébration s’est achevée dans la joie et la convivialité avec la célébration de l’anniversaire de naissance du P. Félicien. Un moment chaleureux qui a permis à la communauté paroissiale de lui témoigner son affection et de lui adresser ses meilleurs vœux.
Anne KOFFI, Commission Communication
La période estivale touchant à sa fin, l’Eglise de Ouarzazate a retrouvé petit à petit ses paroissiens partis sous d’autres cieux, afin de démarrer une nouvelle année pastorale diocésaine en ce début du mois de septembre .
La reprise s’est faite avec « le temps de la Création 2026, moment célébré à travers le monde par les communautés chrétiennes du 1er septembre (journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création) au 4 octobre (jour de la fête de saint François d’Assise) avec pour thème « l’eau vive » et « faites jaillir l’eau vive », le symbole retenu étant « l’immersion dans l’eau ».
Cette prise de conscience s’est enrichie au fil des différents dimanches et de ces cinq semaines grâce aux temps de prière pour l’écologie intégrale et la sauvegarde de la planète.
La référence biblique, le livre d’Ezéchiel (47, 9 et 12) montre un filet d’eau qui jaillit du Temple de Dieu, grandit et devient un fleuve qui redonne vie aux terres arides et aux écosystèmes, paroles qui prennent toute leur importance et leur sens dans ce pays
d’accueil qu’est le Maroc et en particulier dans la région de Ouarzazate. Ce texte a été lu lors de la messe du 20 septembre où a été célébré le Temps de la Création, avec notamment les prières du missel prévues à cet effet.
Dimanche 4 octobre fut la rentrée pastorale marquée par la fête patronale Sainte-Thérèse de Lisieux, et la fin du temps de la Création avec le 800ème anniversaire de la mort de Saint-François d’Assise.
A la fin de l’office religieux, le P. Eric, prêtre de la Paroisse (et aussi de celle d’Errachidia) a remis, en souvenir, à chaque personne présente, un marque-page sur lequel figure le texte du livre d’Ezéchiel surmonté du symbole de « l’Immersion dans l’eau » avec au dos les gestes du quotidien à mettre en pratique afin de prendre conscience des dégâts écologiques et de participer activement à la guérison de l’environnement.
Une collation entre paroissiens, moment convivial et de partage, a clôturé ce mois riche en symboles qui ne demandent qu’à être mis en œuvre.
Caroline Pottier


Préserver la Création, une responsabilité chrétienne et un engagement pour notre maison commune
1. Le Temps pour la Création : un appel à prendre soin de notre maison commune
Du 1er septembre au 4 octobre 2026, notre communauté paroissiale a vécu le Temps pour la Création, une période consacrée à la prière, à la réflexion et à la sensibilisation à la protection de l’environnement. Cette initiative nous a invités à redécouvrir la Création comme un don de Dieu dont nous sommes appelés à prendre soin, dans un esprit de responsabilité, de solidarité et de fraternité.
Tout au long de cette période, plusieurs paroissiens se sont succédé chaque dimanche pour partager des réflexions et des enseignements sur l’écologie, les comportements à adopter au quotidien et notre responsabilité individuelle et collective envers l’environnement. Ces interventions ont permis de rappeler que la préservation de notre maison commune commence par des gestes simples : éviter le gaspillage alimentaire, économiser l’eau et l’électricité, réduire les déchets, maintenir nos espaces propres et mieux gérer les ressources naturelles.
Les différents partages ont également souligné que l’écologie ne se limite pas à la protection de la nature. Elle concerne aussi la dignité humaine, la solidarité avec les personnes vulnérables, le partage équitable des ressources et notre manière de vivre ensemble. La bonne gestion du temps, la lutte contre les habitudes improductives et la recherche d’un équilibre entre nos activités, notre vie spirituelle et nos relations humaines ont aussi été mises en avant.
À travers ces enseignements, un message essentiel se dégage : prendre soin de la Création, c’est prendre soin de la vie, de notre prochain et des générations futures. Notre foi doit ainsi se traduire par des actions concrètes, aussi modestes soient-elles, dans nos familles, nos communautés et notre environnement.

2. La clôture du Temps pour la Création et la rentrée pastorale
Le dimanche 4 octobre 2026, à l’occasion de la rentrée pastorale, notre communauté a clôturé ce temps de sensibilisation dans un esprit de foi, de reconnaissance et de fraternité. Cette célébration a marqué à la fois la fin du Temps pour la Création et le lancement d’une nouvelle année pastorale placée sous le signe de l’engagement communautaire.
À cette occasion, un mot de bienvenue a été adressé aux fidèles, aux invités et particulièrement aux nouveaux étudiants venus rejoindre la communauté. Un appel a été lancé à chacun pour vivre pleinement sa foi et laisser les valeurs de foi, d’espérance et de charité guider ses choix et ses engagements au quotidien.
La célébration a également été l’occasion de rappeler l’importance de poursuivre nos efforts en faveur de la protection de l’environnement, tout en portant une attention particulière à nos frères et sœurs migrants, afin qu’ils puissent bénéficier de meilleures possibilités d’intégration, de dignité et de travail. Un rappel a aussi été fait dans le cadre d’Octobre Rose, invitant chacun à rester sensibilisé au dépistage du cancer du sein et à l’importance de la prévention.
La communauté a par ailleurs eu la joie d’accueillir les frères et sœurs de la paroisse de Khouribga, venus partager ce moment de prière et de communion fraternelle. Leur présence a été chaleureusement saluée et applaudie par l’assemblée, témoignant de la joie de se retrouver et de célébrer ensemble.
Pour marquer cette clôture, des affiches de sensibilisation à l’écologie ont été distribuées aux paroissiens. Une grande affiche consacrée à la Création et à la protection de l’environnement a également été réalisée, rappelant visuellement le message porté tout au long de cette période.
La célébration s’est achevée dans une atmosphère simple et chaleureuse, avec une photo de groupe réunissant les participants, suivie d’un repas convivial favorisant les échanges, le partage et le renforcement des liens fraternels.

3. Un engagement à poursuivre au-delà de cette période
Au terme de ce Temps pour la Création, nous sommes invités à ne pas considérer ces enseignements comme de simples rappels ponctuels, mais comme un engagement à faire vivre dans la durée. Chaque chrétien est appelé à devenir un acteur de la préservation de notre maison commune, à travers des habitudes responsables, des initiatives collectives et une attention constante aux besoins des autres.
Cette nouvelle année pastorale constitue ainsi une occasion de poursuivre la sensibilisation écologique, de renforcer la participation des paroissiens aux activités communautaires et de faire de notre foi une source d’actions concrètes au service de Dieu, de l’humanité et de toute la Création.
Que le Seigneur nous accorde la sagesse de prendre soin des dons qu’il nous confie et fasse de notre communauté un lieu d’accueil, de solidarité, de communion et d’engagement au service de notre maison commune.
Bonne et sainte rentrée pastorale à toutes et à tous !
Marilyne Aïssi




