Retour sur le week-end des 3 & 4 octobre : fête de St François et rentrée pastorale
La petite communauté estudiantine de Errachidia s’est retrouvée le samedi 3 octobre octobre à partir de 18h00 à la maison paroissiale pour démarrer l’année pastorale. Bien que l’année universitaire a déjà commencé, il manque encore des paroissiens à l’appel.
Comme un peu partout, il y a des départs et des arrivées, mais nous devrions être une douzaine de fidèles, de Guinée Bissao, de Guinée Konakry, de Zambie, du Nigeria, du Sud Soudan, du Burkina Faso, et de France.
Après la messe dans la petite chapelle, nous avons partagé un temps convivial pour faire connaissance et préparer un peu l’année pastorale.
Ce soir-là, nous avions aussi la visite de Patrick, un bénévole Belge de l’archevêché et qui supervise les travaux dans les bâtiments à travers le diocèse.

Célébration du Transitus de Saint François et clôture de l’année jubilaire franciscaine à Rabat
Samedi 3 octobre, l’église Saint-François de Rabat a vécu un moment de grâce et de ferveur exceptionnel. Alors que l’Église universelle s’apprêtait à fêter saint François d’Assise le 4 octobre, la communauté paroissiale s’est rassemblée en grand nombre pour une célébration unique : la commémoration du Transitus et la clôture solennelle de l’année jubilaire marquant les 800 ans de la mort du saint d’Assise (1226–2026).
Le Transitus : un passage vers l’éternité
Avant d’entrer dans la liturgie eucharistique, l’assemblée a d’abord été invitée à revivre le mystère du Transitus. Mais de quoi s’agit-il exactement ?
Le mot latin Transitus désigne littéralement l’action de franchir un passage, d’aller plus loin. Dans la tradition franciscaine, c’est le nom donné à l’office célébré chaque année au soir du 3 octobre pour commémorer la mort de François d’Assise. Comme l’a rappelé le frère Zénon dans son introduction :
« François ne subit pas la mort, il ne se contente pas de la vivre comme les autres moments de son existence, il la célèbre comme l’accomplissement de sa vocation. Pour lui, comme pour nous, la mort n’est pas un acte improvisé : elle peut donc se célébrer. […] À travers hymnes, psaumes et Parole de Dieu, nous nous rappelons, pour y puiser des forces, comment, dans l’espérance, notre fondateur a vécu sa mort. »
Dans le chœur de l’église, le dépouillement franciscain était matérialisé par l’habit étendu au sol, veillé par la lumière de petites bougies, rappelant que François voulut mourir couché nu sur la terre nue de la Portioncule, dépouillé de tout pour s’en remettre totalement à Dieu.
À l’écoute des sources franciscaines : récits et signes des derniers instants
Ce temps de mémoire s’est nourri de lectures issues des biographies primitives de saint François, plongeant l’assemblée dans les derniers instants du Poverello. Les fidèles ont d’abord écouté le récit de l’annonce prophétique reçue par le saint deux ans avant sa mort, lui révélant avec précision le terme de son pèlerinage terrestre, avant de contempler, à travers le témoignage d’un de ses frères, le départ de son âme lumineuse montant au ciel, éclatante, « belle comme la lune et brillante comme le soleil ». L’assemblée a ensuite revécu le prodige poignant des derniers instants : alors que François demandait qu’on lui lise le passage du lavement des pieds (Jean 13), la Bible complète — ouverte sans recherche préalable dans un lectionnaire préparé — s’était offerte d’elle-même exactement à cette page. C’est ce même Évangile du lavement des pieds qui a alors retenti dans la chapelle, venant sceller la fidélité absolue de François au Christ serviteur jusqu’au bout du don de soi.
Une eucharistie d’action de grâce en communion d’Église
À l’issue de cet office mémorial, la célébration s’est poursuivie tout naturellement par l’Eucharistie, source et sommet de la vie chrétienne.
La chapelle Saint-François, comble pour l’occasion, offrait l’image éclatante d’une Église fraternelle et vivante. Autour de l’autel, la concélébration unissait l’administrateur apostolique et archevêque coadjuteur de Rabat, le père Mario, aux frères franciscains de la Custodie et aux prêtres de la paroisse : le curé père Félicien, ses vicaires les pères Félix et Mauricio, ainsi que les pères Daniel et Pierre-Julien présent pour l’occasion.
Tous ont rendu grâce pour les 800 ans du témoignage évangélique de François, dont le charisme de paix, de dialogue et d’humilité continue d’animer profondément la mission franciscaine en terre marocaine.
Une polyphonie universelle : le Cantique des Créatures en quatre langues
Pour clore cette célébration jubilaire, l’assemblée a fait mémoire de la louange que François composa alors qu’il était déjà aveugle et affaibli : le célèbre Cantique des Créatures (ou Cantique de Frère Soleil).
Moment d’une grande intensité spirituelle, le Cantique a été proclamé tour à tour en français, espagnol, anglais et polonais. À travers ces quatre langues, c’est toute l’universalité de la communauté catholique du diocèse qui s’est exprimée d’un même cœur, faisant écho à la fraternité cosmique chantée par le saint d’Assise et confiant à Dieu, dans la paix, la suite du chemin paroissial.

À Fès, une veillée de prière pour célébrer saint François d’Assise
Samedi 3 octobre 2026, la paroisse Saint-François d’Assise de Fès, au Maroc, a célébré son saint patron à travers une veillée de prière présidée par son curé, le père Mattheo. Animée par la chorale de la paroisse, cette soirée a été placée sous le signe de la méditation, du chant et de la contemplation, invitant les fidèles à redécouvrir la vie et le témoignage de saint François d’Assise.
La veillée a débuté par le Transitus, temps de prière qui commémore le passage de saint François de la vie terrestre à la vie éternelle, animé par une sœur. Ce premier moment a introduit les participants dans une atmosphère de recueillement et de méditation.
L’entrée du prêtre a ensuite marqué le début de la célébration, suivie d’un chant à l’Esprit Saint interprété par la chorale de la paroisse. La veillée s’est alors déployée en trois temps, chacun permettant de contempler une dimension particulière de la vie et du chemin spirituel de saint François.
« Qui suis-je ? » : à la rencontre du Christ dans le plus petit
La première partie, intitulée « Qui suis-je ? », a conduit les participants à entrer dans la vie de saint François d’Assise et à méditer sur son chemin de conversion, notamment à travers sa rencontre avec le Christ miséricordieux dans la personne d’un lépreux.
Cette rencontre constitue un moment déterminant dans la vie de François. Celui qui éprouvait auparavant de la répulsion et de la peur face aux lépreux découvre, dans la rencontre avec l’un d’eux, un appel à dépasser ses propres limites et à reconnaître la présence du Christ dans celui qui est rejeté et marginalisé.
À la suite de cette méditation, le Saint-Sacrement a été exposé, ouvrant un temps d’adoration et de contemplation. Dans le silence et la prière, les fidèles ont été invités à se tourner vers le Christ présent dans l’Eucharistie et à poursuivre intérieurement la méditation proposée sur la vie de saint François.
Cette première partie a ainsi posé une question essentielle : où et comment rencontrons-nous le Christ ? À travers le témoignage de saint François, la réponse s’est dessinée dans la rencontre avec le plus petit, le plus fragile et celui que la société peut être tentée de rejeter.
« L’Église et les frères » : un don et une croix
La deuxième partie, intitulée « L’Église et les frères », a porté sur le rapport de saint François avec l’Église et avec les frères qui ont accompagné son chemin.
La relation de François avec l’Église institutionnelle, ainsi que son expérience de la vie fraternelle, témoignent d’un chemin parfois exigeant. Les frères deviennent pour lui à la fois un don et une croix : un don parce qu’ils constituent une communauté avec laquelle partager la mission, mais également une croix parce que la vie fraternelle implique patience, pardon, renoncement et don de soi.
Cette méditation a rappelé que la foi chrétienne ne se vit pas uniquement dans une relation individuelle avec Dieu. Elle se construit également dans la relation aux autres, avec leurs fragilités, leurs différences et leurs limites.
À travers l’expérience de saint François, les participants ont ainsi été invités à considérer la fraternité non comme une réalité toujours facile, mais comme un lieu concret où se vivent l’amour, le pardon, la patience et le service.
« La mort devenue amie » : accueillir l’ultime acte de miséricorde
La troisième partie, intitulée « La mort devenue amie », a invité les participants à méditer sur le regard que saint François portait sur la mort.
Loin de la considérer uniquement comme une séparation ou une fin, François apprend à l’accueillir dans la confiance en Dieu. La mort peut alors être envisagée comme un « ultime acte de miséricorde », expression d’un abandon total entre les mains du Seigneur et d’une espérance tournée vers la vie éternelle.
Cette dernière méditation a conduit progressivement la veillée vers son terme, dans une atmosphère toujours marquée par le silence, la prière et la contemplation.
La célébration s’est achevée par une prière de conclusion, suivie de la bénédiction finale avec le Saint-Sacrement. Un dernier chant, animé par la chorale de la paroisse, est venu clôturer cette soirée de prière.
Un témoignage d’humilité et de don de soi
À travers les trois temps de cette veillée, la vie de saint François d’Assise est apparue comme un véritable chemin de conversion, de rencontre avec le Christ et de don de soi.
Son témoignage rappelle notamment que la rencontre avec Dieu ne passe pas nécessairement par les puissants ou ceux qui occupent les premières places. Elle peut aussi se révéler dans la rencontre avec les plus petits, les plus fragiles et les plus démunis.
La vie de saint François invite ainsi à redécouvrir l’importance de l’humilité dans la vie de foi. Elle rappelle également que suivre le Christ implique de se donner, non seulement à Dieu, mais aussi aux autres, particulièrement à ceux qui ont besoin de présence, d’écoute et de fraternité.
À Fès, cette veillée a donc été plus qu’une simple commémoration du saint patron de la paroisse. Elle a constitué un temps de prière, de méditation et de renouvellement spirituel, permettant à la communauté de se rassembler autour de la figure de saint François et, à travers lui, de se tourner vers le Christ.
En célébrant son saint patron dans la prière, l’adoration et le chant, la paroisse Saint-François d’Assise de Fès a fait de cette soirée un moment de communion fraternelle et une invitation à poursuivre, dans la vie quotidienne, le chemin de l’humilité, du service et du don de soi.
Karen MALANDA
La paroisse de Essaouira a connu une célébration de rentrée très particulière, avec un fort accent inter-religieux. C’est le curé, le P. Jordi qui nous en parle :
Voici le témoignage d’un participant :



