Cela fait un an qu’a éclaté, avec une vigueur nouvelle, un conflit qui ronge le Proche-Orient et le monde entier depuis des décennies.
Ce conflit a connu tant d’épisodes, d’escalades, d’instrumentalisations, d’événements collatéraux, d’intervenants et de tentatives de légitimation multiples, mais surtout de drames et de victimes, que plus personne ne sait comment ni par qui il pourrait être arrêté.
Pourtant, il est impératif que cela cesse. La solution à ce conflit conditionne en grande partie la résolution d’autres affrontements, peut-être moins symboliques et anciens, mais parfois plus graves en nombre de victimes. Le courage d’y mettre fin a une valeur prophétique et exemplaire, bien plus que la poursuite suicidaire d’une spirale de violence.
Tous ceux qui se sentent solidaires des parties en conflit ont une responsabilité d’autant plus grande de chercher et de trouver les chemins d’une paix juste et durable, plutôt que d’une paix éphémère obtenue par l’écrasement temporaire de l’autre par la force des armes et la terreur.
Ce lundi 7 octobre, le Pape nous appelle à une journée de prière et de jeûne.
Que Dieu commence par désarmer nos cœurs, afin que nous puissions inventer la Paix !
+Cristóbal, Cardinal López Romero, sdb
Archevêque de Rabat