6 octobre, 2024 Par benzevy

2e écho du synode sur la synodalité

© Synod.va

2E ECHO DU SYNODE SUR LA SYNODALITE

Ce samedi, nous sommes arrivés au bout du 1er module, sur les « fondements de la synodalité », la partie introductive de l’Instrumentum Laboris. Chaque groupe a envoyé son rapport sur le cloud. Personnes et groupes de travail se rodent. Pèsent sur l’assemblée les ombres des conflits et notamment celui au Moyen-Orient, mais aussi les blessures liées à Fiducia supplicans, son mode de promulgation peu synodal, ou son contenu. La méthodologie et la technique ont encore évolué depuis la première session. Au lieu d’entendre les rapports des 37 tables, les rapporteurs des tables de même langue s’accordent sur un rapport commun. Presque la moitié des tables sont en anglais, avec des participants très variés mais une communication qui n’est pas toujours très facile.

La messe d’ouverture du Synode, le 2 octobre, n’avait pas le même poids que la veillée pénitentielle de la retraite. Mais vue depuis les coulisses, c’était comme d’habitude une merveille d’organisation logistique et chorégraphique, pour que se déroule en toute quiétude et recueillement, en 1h15, une cérémonie rassemblant des milliers de personnes et des centaines de clercs.

Table ronde œcuménique jeudi 3 octobre sur le document « L’évêque de Rome » (DPUC, 13 juin 2024) au Centre St Louis. Animée par Michel Kubler, introduite par Hyacinthe Destivelle et Nathalie Becquart, avec des interventions de Mgr Mathieu Rougé (évêque latin, de France), Mgr Paul Rouhanna (évêque maronite, du Liban), Métropolite Job (orthodoxe, de Turquie), Rev Anne-Cathy Graber (pasteur mennonite, de la CCN), Fr. Aloys (ancien prieur de Taizé), et une conclusion de Mgr Juan Usma Gomez (Colombie) du Dicastère pour la promotion de l’unité des chrétiens (DPUC).
Paradoxalement, ces invitations auxquelles chacun répond librement, qui s’ajoutent à des journées très lourdes, peuvent être des fenêtres sur des aspects divers de la vie de l’Eglise qui donnent beaucoup de souffle et de joie.
C’était vraiment le cas avec celle-ci, présentant les réponses des Eglises sœurs à l’interrogation de Jean-Paul II dans Ut unum sint (1995) sur les modalités d’exercice d’un ministère de communion qui soit commun à toutes les Eglises.
L’articulation entre primauté et synodalité est une des questions touchées par le Synode, et concerne d’une certaine manière chaque Eglise à tous les niveaux.

Père Michel Guillaud
Administrateur diocésain de Constantine-Hippone
et secrétaire général de la CERNA