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Le Conseil supérieur des oulémas du Maroc

rappelle les définitions du jihad dans l'islam suite aux attentats de Paris

Rédaction du HuffPost Maroc avec MAP (Agence de presse du Maroc)

Publication: 14/11/2015 23h38 CET Mis à jour: 14/11/2015 23h38 CET

 

RELIGION - Le Conseil supérieur des oulémas (théologiens de l’Islam, ndlr) vient de réagir aux attentats perpétrés à Paris qui ont coûté la vie à 129 personnes (bilan provisoire). L’institution qui a pour but d'appuyer la politique religieuse musulmane du Maroc a clarifié, dans une fatwa, "ce qui est réellement le jihad en islam et ce qui ne l’est pas et relève du terrorisme, de l’agression, de la terreur et du massacre d’âmes innocentes, actes formellement bannis par la religion islamique".

 

"N’attaquez pas, Dieu n’aime pas ceux qui attaquent" et "Celui qui tuerait un homme non coupable d’un meurtre ou un délit sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes". C’est sur ces deux versets coraniques que s’est basé le conseil pour corriger les amalgames.

La MAP, qui s’est procurée une copie de la fatwa, détaille les définitions du jihad précisées par le Conseil supérieur des oulémas

Le jihad contre soi-même à travers l'éducation, l'épuration de l'âme et sa préparation à assumer la responsabilité.

 

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Le jihad par la pensée à travers le façonnement de l'esprit de manière à servir les intérêts de l'humanité.

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Le jihad par l'écriture, à travers la publication d'ouvrages utiles, la réalisation d'articles illuminant et contrant les fausses accusations à l'encontre de l’islam et des musulmans.

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Le jihad par l'argent, à travers la dépense généreuse en faveur du bien et la contribution au développement socio-économique.

"Le jihad par les armes, quant à lui, les musulmans n'y ont recours qu'en cas d'extrême nécessité lorsqu'ils sont attaqués par leurs ennemis et que toutes les voies pacifiques échouent", souligne le Conseil présidé par le roi Mohammed VI. Même dans ce cas de figure, poursuit la fatwa du Conseil, la proclamation du jihad relève du ressort exclusif du grand imam à qui l’islam a donné le droit de le proclamer, d'y appeler et de l'organiser. "L’islam ne permet, par conséquent, à aucun individu ou groupe de proclamer le jihad de leur propre chef", conclut la fatwa.

 

 

 

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