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» La joie de notre évêque : " Quelle est belle notre Eglise "

Quelle est belle notre Eglise

 

Du 15 au 17 Avril 2016, nous venons de vivre, à Casablanca, les JMJ du diocèse de Rabat. Une riche expérience que nous avons essayé de construire de toute pièce, évidemment en nous inspirant des précédentes JMJ, mais surtout en essayant de les « inculturer » en fonction de notre contexte « socio politique économico religieux ».

A notre façon, nous nous sommes focalisés sur trois moments forts :

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Faire communauté Église

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Réfléchir sur le thème de la réconciliation, et de la miséricorde, nous rattachant ainsi à la réflexion de l’Église universelle

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1)     

Faire communauté Eglise.

Ce n’est pas très facile dans notre diocèse qui est plutôt étendu ; mais il y avait des jeunes venant de toutes les communautés chrétiennes. Chaque communauté ayant fait l’effort parfois de voyager sur 700kms. Un effort physique, certes, mais aussi un effort financier. Mais pour eux c’était important d’être là. Et il était beau de voir des jeunes, d’un même pays se rencontrer ; certains ne s’étaient pas revus depuis plusieurs années ! Ainsi tous avaient fait vraiment l’effort d’être là ; même s’il a fallu voyager durant toute une nuit, après une journée d’examen. Bravo à « nous » tous.

Mais cette communauté Eglise était riche aussi de toutes ces multiples nationalités (plus de cent). Une catholicité de l’Église de toute langue….cela se voyait en écoutant toutes ces langues que tous ne comprennent pas ; cela se voyait aussi dans les temps forts de prière. Et notre incarnation et notre amour du pays qui nous accueille s’est manifesté dans ce moment émouvant où nous avons prié de « Notre Père » en arabe.

Nous avons mis en branle ainsi toute la richesse de notre Eglise, qui est tellement multiculturelle et multinationale. Nous avons vérifié que Celui qui nous unissait était Jésus Christ, sur cette terre marocaine. Mais j’oserai dire que le Pape François nous invitait tellement, en ce jour, à avoir de l’audace ; c’est ce même jour qu’il était à Lesbos et qu’il a ramené dans son avions trois familles de réfugiés musulmans. Pouvons-nous rester à regarder passivement. Faire communauté Eglise, n’est-ce pas pour aller à la rencontre des autres, de tous les autres !

2)     

Réfléchir à la réconciliation et à la miséricorde.

Tout cela en nous réappropriant le message du Pape François, à partir d’un « enseignement » de notre évêque et d’une réflexion en petit groupe pour que puisse remonter des questions très concrètes sur notre vie de jeunes. Mais la veille au soir, nous nous étions mis à l’écoute d’un « grand frère » le Père Charles de Foucauld qui a retrouvé le Jésus de son enfance sur les routes du Maroc en côtoyant des musulmans qui priaient.

Nous avons sans doute mieux compris, à l’instar de notre frère Charles, que Jésus, on apprend à le connaître certes à travers un certain enseignement ; mais surtout c’est en faisant l’expérience de la miséricorde, que l’on découvre toute la profondeur de son amour. Si nous pouvions garder dans notre esprit cette réponse « choc » du prêtre à Charles de Foucauld qui venait lui poser des questions « intellectuelles »sur Jésus : « mets-toi d’abord à genoux, confesse toi, et après nous parlerons de Jésus » !

 

3)     

Prier

Elle fut impressionnante la nuit du samedi au dimanche ; dans un premier temps ce fut plus que festif par tous ces chants qui jaillissaient de tous les cœurs ; des chants sur la miséricorde, fabriqués par les différentes chorales et qui étaient tellement repris en chœur…Tout le monde s’y mettait. La joie de la retrouvaille se manifestait spontanément ; et là encore dans toutes les langues.

Et puis, tout d’un coup la grande salle qui nous abritait fut transformée en lieu d’adoration….avec une profondeur surement aussi intense que tous ces chants qui avaient jailli des cœurs….Seigneur qu’il est grand ton nom de nous permettre d’être témoins de tels moments…ta présence transforme…ta présence illumine !

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Quelle est belle notre Eglise qui est capable de créer de tels moments qui signifient tellement d’Amour.

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Quelle est belle notre Église lorsque chacun prend sa part de responsabilité.

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Quelle est belle notre Eglise qui veut être ce « signe » humble et gratuit au milieu des nations.

                       Puissions-nous continuer dans cette dynamique.

                                                       +Vincent LANDEL s.c.j.

Editorial du bulletin "Spécial JMJ