You are here

» Homélie du Père Vincent pour la Sépulture de Marc Beaurepaire

Notre-Dame des Oliviers de Meknès

15 Octobre 2014

 

Homélie de la messe d'à Dieu

au père Marc BEAUREPAIRE

 

Chers frères et Sœurs,

Chers amis qui êtes venus avec votre foi confier à la miséricorde de Dieu le Père Marc Beaurepaire qui maintenant contemple, face à face, ce Dieu unique à qui il avait donné sa vie,

j’aurais voulu être avec vous pleinement en un tel moment, mais c’est de Rome où ma responsabilité m’appelle que je vous rejoins.

 

Si vous êtes ici, n’est-ce pas que vous avez rencontré sur votre route le Père Marc, et que par sa vie il vous a marqués ;

-                   

il vous a dit quelque chose de l’homme,

-                   

il vous a dit quelque chose de Dieu.

 

Sa manière de vivre la rencontre, sa manière de prier ne pouvaient pas nous laisser indifférents.

Il avait un grand sens de ce Maroc qu’il aimait de tout son cœur. N’est-ce pas pour cela qu’en 1970, lorsqu’il est arrivé, il est rentré dans une entreprise pour travailler avec ses frères marocains et se mettre à la disposition du développement du pays ? Il voulait être à proximité des hommes de ce pays. C’est pour cela aussi qu’il mit ses compétences au service de plusieurs associations. Et n’est-ce pas pour cela que, l’âge de la retraite ayant sonné, il s’installa au quartier Sidi Baba, à proximité de ses amis de longue date ?

Mais en même temps, il avait un grand sens de l’Église ; même si ce ne dut pas être facile pour lui, il accepta d’être Vicaire général lorsque le temps fut venu, et même économe diocésain. L’Église avait besoin de ses compétences, il répondit : “me Voici”. N’est-ce pas ce qu’il continua à vivre ces dernières années ? tous les prêtres et les sœurs savaient qu’ils pouvaient compter sur lui. Tant qu’il avait ses forces, il se donnait.

 

Mais toute cette vie partagée avec les uns et les autres ; toute cette vie au service de l’Église n’avait qu’une seule source : Jésus venu en ce monde faire la Volonté de son Père. Comme le Père de Foucauld, il s’était abandonné entre les mains du Père ; si bien que nous pourrions dire qu’il avait établi sa résidence secondaire au monastère de l’Atlas à Midelt. Que de temps il y a passé ; et comme un effet de la Providence, c’est là qu’il a vécu ses derniers moments, après avoir concélébré la messe avec ses frères.

 

Ainsi toute sa vie, il fut vraiment un pèlerin, acceptant la rencontre avec les autres dans toutes ses responsabilités. Il savait les rencontrer comme Jésus sur la route d’Emmaüs ; non pas parce qu’il était déçu de ce qu’il vivait et qu’il retournait en arrière. Mais Jésus Ressuscité l’a aidé à porter un regard aimant sur toute personne quelle que soit sa situation, dans le Maroc aujourd'hui.

 

Le Christ ressuscité était vraiment vie pour lui. Et sa manière de vivre le disait. Dans son petit appartement de Sidi Baba, n’était-ce pas ce Jésus Ressuscité, présent dans l’Eucharistie, qui était le centre ? Rien n’était trop beau pour manifester sa présence.

Sa maison était vraiment devenue cette auberge d’Emmaüs où Jésus se fit reconnaître. Que de frères plus jeunes ont appris beaucoup du Maroc à son écoute. Mais malheureusement nous ne sommes pas allés assez souvent le rencontrer dans son lieu de prédilection où il aimait recevoir ses amis. Et lorsqu’il nous parlait lors des réunions de prêtres, ce n’était pas pour nous dire que nous n’avions rien compris ; mais pour mieux nous faire comprendre toute l’évolution qui avait permis cet aujourd'hui, et nous aider à mieux comprendre cette Église d’aujourd’hui au Maroc.

 

La dernière fois que je l’ai rencontré, c’était quelques jours avant de partir au Synode, un événement d’Église... cela était important pour lui et il m’assura de ses prières pour l’Église à ce moment là ; et je suis certain qu’il l’a fait.

 

Sa vie disait l’Evangile, un évangile de paix, de sérénité, de rencontre, d’accueil, de joie. N’est-ce pas ce que lui avait permis de découvrir Charles de Foucauld qu’il avait voulu suivre pour aller à Jésus. ?N’est-ce pas pour cela, qu’alors que nous sommes rassemblés ici autour de lui, son frère Bernard se trouve à l’abbaye Notre Dame des Neiges, premier lieu d’Église du bienheureux Charles de Foucauld ?

 

Merci Marc pour tout ce que tu as été au milieu de nous.

Accompagne nous sur notre route de rencontre des hommes et de Dieu, dans ce pays.

 

AMEN 

Rubrique: